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Liban Art présente les oeuvres de l'artiste peintre et poète Joseph Matar

Poésie - Vivez les nouvelles à travers des poèmes!



Martyrs de la Saint Valentin, le 14 Février 2005 (Composée en souvenir de Rafic Hariri)

Tôt, très tôt, dès le premier matin de la Création
Dans notre système, lunes, planètes, soleils, constellations,
Depuis ce temps, si lointain, lorsque l'univers dans toute sa splendeur
S'agenouilla devant la puissance de son Créateur,
Le tout-Puissant aux nations offrit des Patries
Aux humains qui par la main de Dieu étaient pétris
Et voulant garder sur la plus belle planète, un pied à terre,
Il choisit dans la "Bleue" ce coin de lumière et de mystère
Qu’Il nomma le Liban, son domaine favori,
Son bonheur, son amour, ses sensations, d'euphorie.
Pour ses "week-ends", pour se détendre, pour son repos, ses vacances,
Il fit pousser les cèdres, Il planifia pour les humains d'avance
La neige éternelle, les eaux de partout jaillissaient,
Les lions côtoyaient les hommes et se laissaient caresser,
Les aigles, les oiseaux transformaient le ciel en paradis.
Quant à l'homme, ce libanais, intelligent, beau, hardi,
Le Créateur en fit l'"élu" dans son Eden des humains
L'amour régna, le charme, la charité, soirs et matins
La grâce, les valeurs, c'étaient élémentaire, l'humanisme, la beauté
Les génies s'épanouissaient, la poésie, l'art, la générosité…
Ce Liban, si beau, si privilégié, si hospitalier, si féerique
Fleur des nations, étoile du matin, phare unique
Ce Liban par l'envie et la haine par la plèbe de la planète
S'est trouvé envahi, victime et otage de manipulations secrètes.
On y a semé la colère, la rage, le meurtre, la terreur….
Ce pays, jadis celui des contes, s'est vu agressé par des hôtes destructeurs
Par l'intégrisme, le fanatisme, les idéologies de la cruauté…
Ils ont anéanti sa magie, sa splendeur, sa beauté.
La haine en explosifs a régné, semant partout son poison
Sa terreur, son enfer, et tout ce qu'interdit la raison.
Dans ce domaine de Dieu le massacre devint quotidien
Les carnages, les déflagrations eurent leurs praticiens.
Le viol, le crime, la destruction, l'horreur, les tueries
L'égorgement… se pratiquaient par des "spécialistes" des confréries.
Les pays frères et sœurs, les hôtes, et sans pitié aucune
Arrosèrent dans le sang, le deuil, l'angoisse, l'amertume
L'un voulant transformer ce Liban en un autre holocauste
L'autre en Stalingrad utilisant attaques et ripostes
En Hiroshima, en Dresde, en volcan, en Berlin.
Ces mains criminelles, ces êtres obtus, durs, assassins.
Ils assommèrent dans ce pays l'élite: chefs et présidents
Et cela dure depuis plus de trente ans, évènements sans précédents.
Et récemment ce quatorze, le jour de la Saint Valentin
Sur le front de mer, aux horizons lointains
Ils ont planté de nouveau la haine dévoratrice
L'enfer, le feu emportant les innocents, les mains protectrices.
Ce jour d'amour, et pour l'amour, la fête annuelle
Au lieu des roses, ils ont offert une déflagration criminelle
… et le Créateur après une longue patience
est revenu voir son lieu favori que protégeait sa présence
et voyant ce qu'ils ont fait de son joyau chéri
Il va châtier, frères et sœurs ennemis et appauvris
comme à Sadomme et Gommore sur qui des cieux la colère
tomba, effaçant les traces des crimes, meurtres, adultères…
Le Liban a déjà trop payé son lourd tribut de sacrifices
En sang, en martyrs, en peines, en biens… en supplices
Dieu voulant redresser ce peuple à l'âme si grande
Aux actes héroïques, pays des saints, intelligence féconde.
Il saura ordonner à cet oiseau unique et fabuleux
Exceptionnel dont le Liban portait jadis le nom glorieux
Il saura ordonner à ce "Phœnix" une urgente résurrection
Pour continuer sa marche dans l'aventure de la civilisation.


"Un Pape plus qu'un Pape" – "Une Nation plus qu'une Nation"

Pélerin cosmique, infatigable, messager des lumières,
Parmi tes visites pastorales, cette dernière est pleinière
Vers sa glorieuse paroisse du Paradis où le Seigneur
A bras ouverts recevra ce noble visiteur
Pélerin sur terre, il sillonna toute l'existence
Portant la Bonne Nouvelle, l'aide, l'amour, l'espérance
A toutes les couleurs de la race humaine
Il s'adresse aux âmes assoiffées, angoissées ou sereines.
De la ville éternelle où siège le Vatican.
Il fit le centre, la métropole de tous les croyants et pratiquants.
Représentant le Christ Jésus à la tête de l'Eglise romaine
Iglesia, assemblée d'humains et des générations humaines
D'un coin à l'autre, pèlerin unique et éternel
Il défend les libertés, la justice, le droit, le rituel
Portant sa croix, celle du fils de l'homme
Prêchant les horizons lointains, illuminant Rome
Courageux, poète, penseur, imbibée de sainteté
Il offre sa vie à autrui et toute sa charité
Du christianisme, il vécut les mystères et la grandeur
Pardon, sacrifice, amour, pauvreté, pureté et pudeur
Sous l'ombre de sa croix, les nations, où la violence
L'intégrisme, le massacre étaient en permanence
l'acte quotidien, il sema la paix dans les cœurs
Et affronta par l'amour, la foi, … les haines les rancœurs, la peur
Pèlerin, il fit de toute la planète son foyer,
Par sa parole, les idéologies totalitaires furent rayées.
Des murs entre les mêmes nations tombèrent,
Les soi-disants ennemis, par l'entente s'embrassèrent.
Sous les décombres à jamais enfouis les désaccords.
Pour gagner le Paradis il ne faut ni parlement ne rapport.
De la Pologne à la conquête de Rome il s'est dirigé
A ses côtés la chrétienté et le monde se sont engagés
Toutes les nations émues, accourent à son passage
Pour obtenir sa bénédiction, et écouter son message.
Celui du Christ, de Marie, de Pierre, ceux de la Palestine
… des pêcheurs de Nazareth… de Paul… les portées de la Parole Divine
cette Palestine protégée par l'ombre des sommets vertigineux du Liban
ce Liban qui est plus qu'une nation, mais un message, une oraison
Ce Liban qu'il a tant chéri et en a fait l'apologie,
Il le visita, et laissa en nos cœurs une profonde nostalgie.
Le Liban est en deuil et toute la planète pleure son Souverain
Les cinq continents, tous les humains, proches et lointains
Même du cosmos des armées d'anges de lumière
Sont là invisibles, brandissant leurs bannières
Entonnant un hymne à la joie, céleste musique
Portant sur leurs ailes la Sainteté, pure et mystique
Ce n'est qu'un départ, pour un autre monde, une autre visite
Hors du temps, l'Eden devient une lumière qu'il mérite
En un instant toutes les souffrances de la terre s'écroulent
S'oublient, et s'effacent devant le miel céleste qui coule
Le Liban a aimé passionnément son Pape Souverain
Représentant du verbe céleste, des Libanais, des humains
Rome, et quoi de plus grand que Rome dans le monde
Rome à tes pieds s'agenouille, et par ses larmes t'inonde
Ce Vatican, en croyant, j'ai tant de fois visité
Admirant ces chefs d'œuvre, méditant, ému, agité
Ce Vatican où l'héritier de St. Pierre sur terre
Un cœur qui palpite, un foyer d'amour de mystère
Le cœur des Libanais et de tous les humains sont attristés
Par cet événement si émouvant: la mort de Sa Sainteté
Nous te prions St. Jean Paul Deux d'implorer le Créateur
De protéger le Liban, les humains et tes humbles serviteurs.

Joseph Matar
Tous droits réservés pour tous pays
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