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Tu es divine,
Tu es unique,
la lune
dans toute sa splendeur,
humblement à tes pieds s'agenouille
Ton ombre pénètre mon corps
Sentiments,
passions,
poésies et folies,
à ton approche fondent.
Tu
es divine,
Tu es unique,
harmonie
telle la musique,
telle ces rayons matinaux
où glissent les gouttes de rosée

Les
océans cosmiques
occupent un coin
dans locéan de mon âme,
et ses flots parfumés
explosent sur les rivages de mon coeur.
nous
irons vers la postérité,
vers ce trône invisible,
vide,
où nous siègerons.
Navire,
navire,
emporte-moi dans ta course,
emporte-moi à lintérieur de moi.

Quelque part,
très loin
à lOuest,
dans les mines dor,
tu es ma carrière
où je puise tout lor de lunivers.
Carrière
intarissable,
alimentée par ce fleuve divin
dont le nom méchappe
A tes pieds,
toutes les richesses du monde
où brille ce jaune métal
Fascinante
carrière,
éblouissante,
telle des milliers détoiles

Cette
nuit,
je me noie au clair de lune,
dans le firmament de tes yeux,
ivre de Vin, ivre dEsprit
Hélène,
Marguerite, Astarté,
toutes déesses
toutes grâces
toutes mystères
vous illuminez ma méditation dans ce jeu du sacré.
Hélène,
Marguerite, Astarté,
comme mes rêves et mes ivresses
vous êtes pures et sacrées.
Ce
bain de lune nous unit,
et livresse menchante.

Jardin des plaisirs
De toutes espèces, ils sont là richement étalés:
Liberté de choix, de triage; rien n'est voilé
Pourvu que l'on y entre. Ce monde tant désiré
Sème dans l'esprit des êtres des rêves dorés:
C'est le paradis que l'on parcourt heureux
Traversant des zones de l'esprit les plus voluptueux
Pour l'un, c'est le sacrifice, le jeûne, la prière
Pour l'autre, c'est le métal jaune, la richesse entière…
L'un cherche dans ce jardin les éclats de la gloire
La vie fastueuse, le luxe, la nonchalance, la victoire…
L'ermite à genoux implore son Créateur:
Sur cette planète, nous sommes ses fidèles serviteurs.
L'artiste, par ses divers moyens d'expression,
Recrée un autre monde dans l'imagination et l'illusion;
Le peintre, par sa palette voulant défier l'infini
Se voit, son génie limité par l'horizon du fini,
Et le virtuose qui construit une musique céleste
Ensorcelant les visiteurs de ce jardin modeste
Quant au poète, courtisant ses muses sacrées,
Il s'amuse, chante, endormant l'existence enivrée…
Le physicien, manipulant les lois du feu nucléaire,
Touche aux origines du premier matin spectaculaire.
Les es – Lettres, philosophes, idéologues… penseurs,
Réduisent la présence à des reflets du Créateur…
La politique, ce champs vaste, est tout plein de mensonges.
Aux hommes d'Etats, c'est le terrain de chasse, de songes
Le viveur, aux belles charmeuses vient demander
Des plaisirs de la chair cependant réprimandés…
L'un en prophète décrit ce jardin en Paradis
L'autre un Eden, il le voit, et nul ne contredit.
La religieuse trouve une place, l'infirmière, la boulangère
Le moine aussi… la laitière, la vendeuse, la ménagère,
Le forgeron, le menuisier, le maçon, le laboureur
L'astrologue qui annonce le néfaste ou le bonheur…
Eden, jardin des plaisirs par l'humain tout sollicité,
Si tes germes ne sont en nous nulle part tu ne peux exister…
Joseph
Matar
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