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Liban Art présente les oeuvres de l'artiste peintre et poète Joseph Matar

Poésie - Vivez les nouvelles à travers des poèmes!



Effaçons la haine

Orgueil, envie, crime, violence… colère
Péchés capitaux vol, viol, meurtre… adultère,
Toutes les infractions, tous les péchés par le pardon s’effacent :
Le Paternel Seigneur est clément. Il est vie, Il est grâce ;
Tout regret est humain ; à tout instant, on peut renaître
Plus pur, plus fécond, plus sage et de soi un vrai maître...
En ce début du siècle du troisième millénaire,
Des nations gèrent les richesses, d’autres traînent les misères ;
Les unes évoluant en sciences, savoir, technologie, en puissance ;
D’autres se soumettent à Dieu et se livrent à la Providence.
C’est la même histoire depuis Caïn et Abel le rêveur :
L’un est indépendant, par son travail osa défier son créateur ;
L’autre, berger et poète, errant sur terre dirigeant ses moutons,
Satisfait de son sort, des données de sa raison,
Jusqu’au moment où Satan greffa dans les coeurs
Le pire des péchés. Pécher contre soi, c’est l’apogée du malheur.
Il injecta dans les coeurs de la race humaine
Un poison mortel ; à la place de l’amour, il mit la haine
Il y planta la haine, et cette haine si profonde
Est l’oeuvre de Lucifer qui veut détruire le monde.
Dans ce siècle, le premier du troisième millénaire,
La civilisation est si poussée, le savoir si légendaire,
L’homme atteignant dans tous les domaines des apogées
Sciences, arts, sainteté... Internet et que de projets !
Se voyant incapable d’agir quand la haine s’implante
Et tout espoir s’écroule quand l’amour s’absente.
Ce ne sont pas des humains qui le onze septembre
Du fleuron de la performance en ont fait des décombres,
Tuant, écrasant, déchiquetant des êtres innocents...
Des avions s’écrasant sur le front d’une civilisation
Grande, spectaculaire, qui nous laisse tous en admiration.
C’est la haine, qui fait d’un Etat voisin la cible
Une terre livrée à un tyran irréductible
L’Irak, terre et peuple subissent sans pitié cette dictature
Et une invasion programmée ne peut guérir leurs blessures
Babylone aux jardins suspendus, ton patrimoine est pillé
Babylone, O Sémiramis, O Beauté... tes vestiges sont souillés
Un arsenal unique en feu, en puissance, de l’Occident américain
Sema la mort, la destruction, un holocauste quotidien.
C’est la haine, toujours la haine qui fit de la femme
L’inégale de l’homme et ne peut accéder à ce qu’elle réclame.
C’est la haine qui bouillonne en Afghanistan en Bosnie
Où des êtres sont martyrisés, tout un peuple démuni.
Dans cette existence tout à une fin, du moins un commencement
Religions, civilisations, empires... même les commandements
L’Eternel, comme la vie est en perpétuelle évolution
Il refuse de l’esprit le blocage, et des êtres la soumission.
L’intégrisme, le fanatisme, existent en toutes les religions
Repoussons-les, ils font partie de la haine et point d’exception
Explosions, violences attentats suicidaires, terreurs
Ils ne mènent qu’a plus de haines, de rancoeurs de malheurs.
Que de misères en ce monde, de peines, d’idées maléfiques
Palestine, Soudan, Levant, l’Afrique chérie et la Sud Amérique.
Effacer la haine en nos coeurs enracinée, supprimer la violence
Vivre nos sublimes idéaux : liberté, égalité, fraternité...
Vivre notre humanisme en tolérance, pardon, charité
Tout ira mieux en ce monde et les jours seront splendides
Que les coeurs des grands redeviennent comme les enfants candides
Comme le coeur du petit de la crèche débordant d’amour
La haine n’aura plus de place, elle disparaît sans retour,
L’humain retrouvera ses sincères et vraies dimensions
Le repos de l’âme, la richesse, l’amitié, la compassion.

Raz de marée

La planète eau, en ce fin Décembre n’ayant pu se contenir
lança ses vagues géantes, pour avertir ou sévir ?
Des pauvres humains, dans le Sud Est Asiatique
Attendaient le nouvel an après un Noël féerique.
Des pauvres pêcheurs sur les côtes, dans les hôtels des touristes
Les plages toujours pleines, la vie tantôt gaie tantôt triste
On s’était abandonné à la clémence du quotidien, au bonheur
Ici l’exotique a ses charmes et la vie sa saveur
Chez nos frères d’une autre race, si humains si aimables
La providence leur garda un évènement des plus désagréables.
Les Dieux Marins et à leur tête Neptune-Posseidon
Des profondeurs indomptables de l’Indien Océan
Aidés par Eole et par toutes les forces du mal
Ne sachant qui surprendre, attaquer, ou détruire un rival
Secrètement leurs doigts indiquèrent des innocents humains
Et décidèrent d’exécuter ce complot du jour au lendemain.
Aidés par tous les titans furieux de l’existence,
Ils agissent brutalement exécutant leur sentence
D’une telle force, et d’une ardeur si puissante
Les vagues lancées aveuglement, giclantes, fracassantes
Sur des côtes où la vie s’écoule paisiblement
Où le temps mesuré à l’éternité n’est qu’un bref moment
Une houle d’une dizaine de mètres et à toute vitesse
Déferla des profondeurs de l’océan augmentant sa rudesse
Déchargeant sur ces Asiatiques toute sa colère
Ravageant sur son passage les humains et la terre
Puis une autre vague arriva à la rescousse de la première
Puis d’autres en renfort pour une marée meurtrière
Les hommes emportés, femmes, enfants, tous les êtres
Maisons, routes, ponts, voitures et les récoltes champêtres
Des édifices, tous solides, comme des cartes s’écroulèrent
Aucun obstacle ne peut tenir, ni résister d’aucune manière
Un flux et reflux, l’eau en colère s’abattit sur le rivage...
Désastre... catastrophe, tremblement, effroi, carnage...
La surprise fut si rapide, les gens effrayés, hébétés
Des humains terrassés, par les flots brutalement emportés
Les enfants à leurs mères fermement accrochés
Engloutis dans l’élément liquide, comme du blé fauchés,
Arbres déracinés, poteaux, murs sur le sol parsemés
Dégâts, cadavres par milliers lâchement assommés
Voulant sauver un fils, avec leur fils ils seront enterrés
Ils montent sur les toits, les étages des édifices fissurés,
Soudain, c’est le toit qui par l’eau sera englouti
Les édifices déracinés, en amas de pierres convertis.
Sur quelle planche s’agripper ? Sauve qui peut – Titanique
S.O.S. – Agadir, onze Septembre, Lisbonne, destin tragique
Tout flotte sans vie, au hasard, les rigides cadavres
Par milliers, triste spectacle, d’une nécropole futur Havre
Se retirant, la masse d’eau augmente en dégâts et martyrs
Homme tu n’es pas poisson, c’est de l’air que tu respires
Dans la lumière tu t’épanouis et l’eau te ressaisie
La planète, de l’élément eau prend formes et fantaisie
Eau ! Elément aquatique, eau, eau mystérieuse
Face à la chaleur tu disparais, tu t’évapores silencieuse
Devant le froid, toi qui est incolore, cristalline transparente
Tu deviens solide, légère, pure, de la blanche neige la parente
Eau, source de toute vie, ... et des vies dévoratrice
Eau, tu es rosée, brume, gouttelettes. Quelle actrice !
Tu es pluie, orage, averse, ... tempête...
Mais contre ta fureur les humains n’ont pas de recettes.
Tu es onde, filet, ruisseau, fleuve enchanteur
Tu es lac, tu es torrent, mer, océan ravageur
Tu es Saturne dévorant ses propres enfants
Tu es un chapitre dans l’Apocalypse, des plus effrayants
Dans les quatre saisons tu as ta place
Et dans la cinquième celle de la vie que tu traces
Tu donnes la vie, mais aussi tu massacres
Ni Waterloo, ni Austerlitz, ni Hiroshima ni Leningrad
Ne virent de spectacles aussi désolants que cette tornade.

Joseph Matar
Tous droits réservés pour tous pays
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