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Jrebta,
Sainte Rafca>>
Madrid,
le tigre blessé
Je
te pleure ma toute belle, du Liban je te pleure
Du pays des Cèdres, où les saints ont pris demeure
Les souvenirs, ému par les souvenirs, la nostalgie m’oppresse
Loin de toi, la poésie est orpheline, isolée de ses déesses
Les mains criminelles, imprégnées de sang, d’ordures
de moisissures
Assoiffées de crimes, se plaisant d’approfondir tes blessures
Sur l’autel de la patrie, la nation toute entière
Se dressa, fière et noble, en ras de marée
Tes croyants enfants, pour la gloire, d’héroïsme sont
parés
Madrid, Madrid, perle de Castille, ma ville chérie
Madrid poème en mon cœur, d’amour tu es pétrie
Madrid feu brûlant en mon cœur et sur mes lèvres
Fleur de l’Espagne, parmi les astres la plus célèbre
Lumière de Castille, porte du Paradis, ville mystère
Ta blessure profonde, douloureuse, amère
Madrid, merveilleuse légende, des siècles tu en es une
Barcelone, Granada, Séville, Compostelle, Pampelune
Des années soixante, tes fils, tes filles adorables que j’ai
chéries
Tes musées, tes parcs, tes places, tes rues, bref, toute ta périphérie
Tes Créateurs et artistes qui pour les humains érigèrent
une grande Civilisation
Celle de Platon, de Saint Paul, résumant, de la chrétienté
le fleuron
Cervantès, Teresa, Calderon, Azorin, Unamuno, Dali, Gomez, Valdés
Zurbaran, El Greco, Murillo, Ribera, Goya, Falla, Velázquez
Douloureuse ta blessure, Madrid, ouverte et toute profonde
Des fondamentalistes de toutes confessions, ennemis du monde
Ils ont bu ton eau, consommé ton pain et respire ton air si clément
Ils ont fréquenté tes universités, tes centres, tes
hôpitaux et tes établissements
Et pour toute reconnaissance, ils semèrent sur tes rails
Le carnage, le massacre, l’intégrisme, la haine c’est
leur travail
Madrid, l’Espagne entière partout où je suis, en mon
cœur
Ta place – tu sièges en mes sentiments, tu vis en mon ardeur
Du Liban, pour ta nation je me prosterne en admiration
Mes forces, mon génie, mon sang, mon amour… à ta disposition.
Le 14 – 03 – 04
Libération du sud Liban
Rien
qu’une pierre,
Et Goliath sombra à jamais…
Des
volontaires qui se sacrifient,
Que d’héroïsme !
Affin que le soleil se lève au Sud
La victoire terrassante et grandiose !
Les
enfants de David,
Invincibles et légendaires,
Sur le sol du Liban
Et pour la première fois,
Furent vaincu et connurent la honte
En une nuit sans lune,
La déroute, le retrait,
De la terre du Liban
Ont surgit des lions
Donnant à toutes les nations une leçon…
Le sacrifice, au mont Hermon,
Les vainqueurs ont mérité le trophée
Et les fuyards la honte…
Le
Liban est en fête,
Et le peuple entier
Célèbre l’événement…
Joseph
Matar
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