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Marie…
la Madeleine – Sainte du Liban
Depuis
toujours m’a fasciné l’image de Madeleine.
L’Evangile à dessein plusieurs fois dit sa grandeur souveraine.
Si plus de deux mille ans de silence, elle et moi nous séparent.
Cette séparation nous rapproche et en elle je m’égare…
Soixante générations : un clin d’œil éphémère…
Je la vois, je la sens … élégante, fragrante, princière,
Si, sa mère était juive, son père était
phénicien
et elle d’Israël, son frère est des ressuscités
le plus ancien.

Education de Madeleine - 50 x 61 cm - 2006
Sa
beauté, depuis le matin de la création, jamais ne fut
dépassée,
Ni par Sémiramis, Cléopâtre, Aphrodite, Hélène
et toutes entassées.
Le jour de sa naissance, la terre et le cosmos entier,
Célébrèrent une fastueuse fête à l’amour
dédiée
De partout, les arcs-en-ciel brillaient, les fleurs… et les couleurs
Et les lumières s’évanouissaient d’ivresse
dans tous les cœurs…
L’univers entier à genoux se prosterna en admiration
Devant la planète bleue, l’espace où avait eu lieu
l’Incarnation
La musique vibrait émanant des chants sereins
Et les roses, les jasmins, les aromes, les tulipes, les romarins
Les chants des muses, les fées, … l’émouvante
poésie
Régnaient en permanence… de l’enthousiasme à
une calme frénésie
… et les humains célébraient leurs harmonieuses
danses
Les oiseaux du ciel, toute la faune et toute l’existence
S’éveillaient pour accueillir la naissance de Madeleine
Belle, suave, douce, pure, … l’héroïne et future
reine.

Toilette d'une princesse - 61 x 46 cm - 2006
Du
château de son père : le ‘Magdelon’, elle fut
l’héritière
Pour elle, toutes les richesses de la terre étaient passagères
Son unique souhait fut d’avoir un jour un enfant
Mais un dessein divin… en voulut autrement
Satan en fit sa proie et lui et sept démons
Comme dit l’Evangile, parlant de sa prostitution
Pour son luxe et sa fragrance, un individuel parfumeur
Lui créait des fleurs du Liban, les plus agréables senteurs
Une existence fastueuse en apparence, mais dans l’âme
Un vide, un gouffre effrayant qui dévore et qui trame
Avec tous les Satans des enfers et de la terre
Lancés, détruisant la merveille dans une infernale guerre,
En ces jours-là, non loin du Liban, entre Jérusalem et
Béthanie
L’orchestre céleste émit de féeriques symphonies
La belle, la gracieuse, la toute sensuelle Madeleine
Aux seins fleuris, au cou aérien, aux cheveux d’ébène
Le corps, svelte, l’allure angélique, le beau visage
Le regard profond, les yeux qui aux humains deviennent un message,
La bouche, les lèvres, ce fut l’aurore qui s’annonce
Un printemps d’amour, une éternelle floraison qui commence
Le rythme, les pas, les gestes et tous les mouvements
Le timbre ensorcelant de sa voix… un merveilleux enchantement
Du Liban, toutes les essences fines pour sa fragrance
Sélectionnées, triées, distillées…
en abondance
Elle était l’objet d’amour, des plaisirs…
des dieux la favorite
Elle était la châtelaine de Magdelon, la Phénicienne
Israélite
Dans le pays de Canaan et dans la Phénicie entière
On se mettait à genoux devant sa présence plénière
Jamais beauté ne fut aussi adorée et sollicitée
Ni égalée… en la présence de son ombre les
cœurs palpitaient
Jusqu’au jour où d éclatantes et éblouissantes
lumières
Envahirent tout son être et en firent un temple de prières
… et un jour de lumières, Madeleine revint et fit sa découverte
Elle rencontra la Vérité, sauvant son âme de sa
cruelle perte.
Elle vit Dieu dans le Messie Nazaréen, et l’Incarné
Libérateur
Elle se jeta à ses pieds, pleurant à genoux devant son
Créateur.
Continuer le Poème... ...
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